PRESSE

ISABELLE ROUSSELIN,

 

 

 

 

Fille d’ophtalmologiste, Isabelle Rousselin s’est installée à Saint-Germain-en-Laye, ville des Yvelines de 38 000 habitants comptant 17 opticiens.

Elle a racheté un magasin tout proche qu’elle vient de refaire entièrement. Une affaire ancienne qu’elle veut relancer.

Amoureuse de son métier, elle reste farouchement indépendante et manifeste un enthousiasme communicatif.

Elle emploie 4 personnes.

 

 

Pourquoi opticienne ?

Au départ, je voulais être médecin. J’y ai renoncé, mais à la suggestion de mon père, ophtalmologiste réputé à Poissy, je me suis intéressée au métier d’opticien. Pour acquérir un peu d’expérience,  j’ai travaillé chez des opticiens de styles différents et suivi les cours de l’ APEO.

 

Ce que j’aime dans mon métier

Mon père m’a donné le goût du travail bien fait. Il m’a appris qu’il faut rendre les gens heureux  et leur redonner confiance. C’est aussi ma philosophie et j’aime cette relation avec les gens. Je suis attirée par les belles choses et il y en a beaucoup aujourd’hui parmi les montures. J’éprouve aussi énormément de satisfaction dans l’animation de mon équipe.

 

Mes relations avec mes fournisseurs

La sélection d’une marque  est pour mes magasins une décision stratégique à laquelle toute mon équipe participe. Je ne demande pas d’exclusivité mais je fais confiance à l’intelligence  des commerciaux.

 

Mon équipe

J’ai réussi à constituer une équipe de jeunes femmes presque toutes diplômées, qui aiment leur métier et que j’ai formées à ma conception du métier. Elles ont toute ma confiance et s’il m’arrive de les remettre en cause, ce n’est jamais en présence du client.

 

Ma communication

En dehors des panneaux dans les parkings de la ville, je fais peu de publicité. Mon principal outil de communication, ce sont mes vitrines. C’est ensuite la gestion de mes fichiers clients à qui j’adresse régulièrement des courriers. Bientôt, deux sites internet. Tout cela pour entretenir autour de nous un bouche-à-oreille favorable.

 

Ma stratégie

J’ai pris le risque de racheter Optique Marchal, une affaire ancienne qui déclinait, située à 500m de mon premier magasin. J’ai fait d’abord des travaux d’urgence, puis récemment refait tout le magasin et bientôt la vitrine. J’entends donné à chacun de mes magasins un positionnement différent et complémentaire, créateur pour l’un, plus classique pour l’autre.

 

L’évolution du métier

Je suis à cent lieues de ce qui se passe actuellement dans l’optique et je ne m’y résigne pas. Je suis sans doute minoritaire mais je refuse de saboter mon travail en fournissant des verres de mauvaise qualité pour faire plaisir à la Mutuelle. Mais ce qui me rend optimiste, c’est qu’il y a encore plein de choses à faire au sein de la filière optique, notamment améliorer la communication entre les « 3O ». Sur les lentilles de contact par exemple.

 

Ce dont je suis fière

D ‘abord la qualité de l’équipe que j’ai constituée qui est vraiment superbe. Et le sourire de mes clients est pour moi une vraie source de fierté et de joie.

 

Mon coup de gueule

La pression des OCAM me met en colère. Je suis obligée de faire , auprès de mes clients, un travail de « détricotage » pour revenir au vrai besoin visuel du client et au choix de l’équipement optimal. Au moins, après cela, le patient comprend le reste à charge.

 

Mes  Fournisseurs

Je me fournis en verre par la centrale Luz, chez Nikon et un peu chez Essilor. En monture, je choisis des marques plutôt créateurs pour Optique Debussy, Pierre Eyewear, Théo, Lunor, Mykito, Face à Face,  Marni, etc …

Pour  Optique Marchal, des produits différents et plus classiques : Pinton, Oliver People, Tom Ford, Julien, L.A. Eyeworks, etc

 

Les syndicats d’opticiens

Je ne suis pas syndiquée et pourtant j’aimerai échanger sur le plan professionnel avec un syndicat qui partagerait ma conception du métier et la défendrait. Je ne vois vraiment à quelle porte frapper !

 

Mes projets

C’est d’abord de donner un nouvel élan à Optique Marchal, que je vais inaugurer bientôt, sur lequel j’ai beaucoup investi et pris des risques. Mais je sais que j’ai pris la bonne décision et les résultats le prouvent. Ensuite, çà sera de refaire Optique Debussy.

 

OPTICIENNE SANS LES OCAM

Magazine "Bien Vu" n°235  - Juillet-Aoüt 2015

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